mercredi 17 octobre 2012

Cette nuit dans notre sommeil on a fait…. 2 ports

Du fait qu’on on est dans des fjords, les installations portuaires sont à flanc de montagne et comme on est dans la périodes des grandes marées c’est impressionnant ce que les humains ont dû prévoir comme infrastructure pour pouvoir accoster en toute sécurité!

Dernier Petit déjeuner et comme on est dans une partie du fjord qui est plus large, le vent peut s’engouffrer et nous voilà à se faire brasser par de la vague de travers. Et pas mal creuse… mais notre bâtiment craque mais ne se défie pas, il nous mène à bon port..

On retrouve notre véhicule serti entre deux remorques bien arrimées le temps de défaire toutes les amarres et nous voilà prêts à découvrir Kenchikan notre étape de ce soir…

On invite Mathieu un globetrotter de Montréal et on fait le tour de la ville sous la pluie battante se réconfortant d’un bon repas de saumon dans un restaurant surplombant la ville

et relié à la ville par un funiculaire vonroll von bern..Décidemment on avait de bons vendeurs à l’époque en Suisse…

Ce soir on a trouvé une place de camping dans un parc du gouvernement, sous une forêt cathédrale et il pleut, il pleut toujours
Pas difficile on est dans une rainforest….

Mardi 16 octobre 2012

Après un slalom entre les balises et les bords du fjord nous voici à Sidka chez les  indiens tailleurs de totem 2 heures d’arrêt à quai..

Retour par la même voie mais version exercice de nuit on passait déjà juste juste… le jour heureusement qu’il n’y a pas Signor Schettino à la barre, le capitaine du Concordia il nous aurait enroulé ce bateau là autour de cette petite ile là….

On se fait bien à cette croisière on réussi à domestiquer le bar et le repas au restaurant servi par un viel indien pêcheur de saumon est succulent…

on profite de filmer à l’arrière car à l’avant il pleut trop….

Dimanche 14 octobre 2012, les adieux…

Après un intense moment de bonheur et de retrouvailles et d’échanges culinaires.. toutes bonnes choses ont une fin.. et c’est la météo qui aura le dernier mot… sinon bien sûr qu’on serait resté bien plus longtemps.
Avant de partir on profite de faire dédicacer le dernier livre de Marcelle et oui… en plus de ses 50 chiens, elle a le temps d’écrire ( un futur bestseller c’est sur!)

*EMPREINTES DANS LA NEIGE* ( des éditions ALAYUCK)

Il y en aura un pour tous ceux qui ont été sages cet année promis…

Gilles me fait un présent royal..passionné de chemins de fer, il m’offre un gros marteau cylindrique pour enfoncer les clous dans les traverses de chemin de fer d’époque….un vrai butin…!

Du coup on passe à la gare désaffectée de Robinson à deux pas de chez eux..Et pourtant le tracé est resté intact et le chemin de fer passait là encore en 1980..

Cette fois ça y est il faut regravir le Whitepass, il fait 4 ° on devrait passer en montant on profite comme des toutou de rattraper les dernières images… bien sûr qu ‘on est ému et que ni moi ni Thérèse on se le dira…
Mais les sentiments on vite fait place à la réalité.. la température descend proche de 0 ° et plus on monte plus on se rapproche de la neige…
Séquence émotion.. on arrive au sommet du col, on fait souffler les chevaux dans la neige et c’est pas du figuré…

En route pour la descente sur le frein à moteur…on n’aimerait pas utiliser les bans de sable pour pallier au manque de freins…avec 14 tonnes aux fesses on est alpin ou pas non ???
La descente se passe gentiment et tout doucement comme la brouette d’Echallens..

Un interview en règle de la douanière US nous aura permis de penser à autre chose…

Une visite à Dyea ville fantome à côté de Skagway ou les bateau arrivaient directement au pied du col Chilcott.

Ville fantome actuellement qui a été abandonnée au profit de Skagway et son chemin de fer et sa route…

Un bon fisch and chips à la seule brasserie ouverte et nous voilà requinqués pour notre future croisière…

La inside passage(passage intérieur) des côtes Alaskiennes…

Parti de Skagway nous ferons 2 jours sur le navire Columbia

Profitant de la vue et des prodiges de nos pilotes qui font virevolter le navire entre les iles et les bancs de rocher de vrais virtuoses, chapeau!
Et comme toute chose n’arrive pas seul voilà les baleines qui nous saluent.. quel honneur…

Samedi 13 octobre 2012

Nos joyeux voisins veulent absolument nous montrer ce dont ils sont capables… a part nous donner leur affection chaque foi qu’on passe à côté d’eux et nous envoyer leur cri de meute soir et matin dans un chant harmonieux au boute….

Mais ce matin on ne rigole plus Marcelle sort son écurie de course et tout son chenil… on commence à s’entrainer pour l’hiver.. Chaque chien à sa place et attention : Départ…..Comme de vrais athlètes, nos quadripèdes obéissent à leur maitre au doigt et à l’œil…

Thérèse profite de se fortifier le fessier en faisant 6 km le samedi et ..15 le dimanche sur le quad je précise.. car Thérèse serait plutôt du genre à tirer le quad avec les chiens confortablement assis au volant… c’est ça un cœur tendre….

Jeudi 11, vendredi 12 octobre 2012

Journée off bien méritée pour l’équipage

Le soir nous avons tellement sommeil que nous manquons de belles aurores boréales….

Mais heureusement le plus grand photographe  D’art de Whitehorse lui ne dort pas.. merci de nous faire partager tes émotions Nicolas!

N’hésitez pas!…. si vous avez besoin des plus belles photos d’animaux du Yukon..il les a lui…
Et pourquoi ne pas venir les faire ici avec lui ?????

Le matin, départ de Haines.
Les grands corbeaux symbole du Yukon nous accompagnent et profitent de nous taxer nos sacs à ordures ou ma foi y a que des bonnes choses à l’intérieur…

Mouettes et canards suivent la remontée de saumons , tout le monde attend son lunch et c’est la fin d’un règne réduit en pitance…

Le grizzli aussi a passé non sans laisser sa signature toute fraiche brrrrr !!!!!!

Ici on est en zone de pêche réservée aux indiens qui fument tout de suite leur butin..

Et c’est la première croisière en ferry de Thérèse ????

Comme on est en chargement latéral sur le bateau les marins me font rentrer en marche arrière sur la rampe pas mal en pente on est à marrée basse et quand je suis arrivé dans le ventre du monstre et ben ma place est tout au fond et c’est long cette affaire…. comment ? en marche arrière….
Et ma caméra de recul est en panne si je le choppe le père Sony… J’y fait la passe….

Nous voilà devenus croisiéristes…Thérèse a l‘air de bien apprécier l’exercice, visite du bâtiment un petit tour du salon…

Arrivée à Skagway :
Endroit mytique du départ des chercheurs d’or en 1897 pendant 2 ans tout un peuple d’aventuriers venant des 4 coins du monde sont venus tenter leur chance le monde arrivait par bateau avec son pécule et devait constituer un réserve de nourriture et d’outils et de matériel de survie obligatoire d’un poids variant entre 700 kg et 1 tonne tout ce stock était hissé dans la neige au sommet du col du Chilcott à 1140 m du bord de la mer. A l’aide de porteurs indiens sur leurs passages ancestraux qui furent rapidement dépassés, remplacés par tout sortes de passeurs hors la loi, prêts à arnaquer le premier venu…
Arrivés au sommet la police montée procédait à un contrôle minutieux de tout le stock et ensuite les prospecteurs sortaient leurs outils et confectionnaient une embarcation de fortune faites avec les arbres du col, donc rapidement pour descendre eux et leur baguage sur les débuts du fleuve Yukon les menant jusqu’à Dawson City, non sans avoir risqué leur vie dans les chutes et canyons tourbillonnants….

Actuellement il est possible de gravir le Chilcott Pass mais il faut payer un permis aux USA et autre au Canada… car ce passage est classé monument national..donc par respect à tous ces aventuriers qui y ont laissé leur peau on a trouvé la poule aux œufs d’or…
Bon donc si vous voulez de photos précises des passages techniques les plus caractéristiques m’en vais envoyer un plus maigre que moi pour vous dire toute….. m’en vais mettre un homme là dessus…

Et en le 23 juillet 1900, on plante le clou d’or à Carcross et le chemin de fer du Whitepass est en service après 2 ans de construction, reliant Skagway à Whitehorse condamnant tous les autre circuits ainsi que des installations de téléphériques de fortunes rachetées par le chemin de fer.

Ce chemin de fer à adhérence à voie étroite est un chef d’oeuvre technique et il est actuellement encore utilisé comme chemin de fer touristique jusqu‘à Carcross..Il est de la même époque que nos chemins de fer suisse de montagne et de même facture taillé au flanc des montagnes…

Actuellement, Il faut savoir qu‘avec les bateaux de croisières il peut arriver jusqu’à 10 000 visiteurs par jour à Skagway…
Une autre ruée de dollars…(en or..)
A part les bijouteries et magasins de t-shirts et autres chinoiseries il faut aussi distraire tous ces touristes, le train, l’avion, des jeep, l’hélicoptère
Sur les glaciers des compagnies montent des chiens de traineaux en été pour faire tripper les clients..
Et une nuée d’autocars dirigent toute cette manne au bon endroit et surtout le plus rentable….
Nous avons eu le bonheur de vivre toute cette nature sans tout ce brouhaha mercantile en période fin de saison et nous avons eu beaucoup de bonheur d’apprécier le calme et la beauté de l’endroit sans se faire piler sur les pieds…

Nous sommes à 180 km de Marcelle et Gilles, dehors de par là et on monte le col routier du Whitepass à 1003 m au dessus de la mer à 23 km de pente continue, le ronronnement de notre moteur Cummins nous aide à passer l’épreuve ponctuée par deux arrêts ceux des douanes USA et Canadiennes…

 

 

 

Le parcours est très escarpé et la neige est au col espérons que dans 5 jours à notre retour on puisse passer sans encombres…..
Quel plaisir de découvrir encore des paysages et des couleurs magnifiques..

 

 

Mardi 9 octobre 2012

Hier soir on a téléphoné à Marcelle pour nous annoncer rentrant Mercredi, la météo n’est pas bonne, ils annoncent de la neige… on va voir demain si on peut passer le col Seward, qui est à 1003 m d’altitude et qui part au niveau de la mer à Skagway avec une pente moyenne de 11 %.
On achète des chaines, on laisse le véhicule à Skagway et on se loue un véhicule bien équipé… on va voir tout ça en temps voulu…
Mais Marcelle se recommande bien d’aller voir les ours à Hainess, il paraît que la nuit les ours se baladent dans le camping… brrr

A 3h00 du mat, il y un bruit de génératrice à côté… quel est le gougeat qui s’est parqué à côté et qui n’a pas voulu payer la prise électrique?
Je me lève et je vais bien voir qui c’est… je m’assied au volant et je regarde si il y des ours plein la cour qui admirent mon lever hatif ….
Point… pas un, ni même une trace et le voisin de la génératrice, c’est le moteur du ventilateur du chauffage de notre véhicule….
Y reste plus qu’à aller se recoucher comme un ours avec son pot de miel….

A matin Thérèse qui a divorcé avec sa magnifique machine à laver fait des aller retour avec les machines à laver du camping…
Mais la vie est belle la télé marche en permanence sur des sujet édifiants comme d’hab…
J’en profite pour finir d’écrire ce texte

C’est la deuxième fille différente qui court sur la route… s’il y avait des ours, il n’y aurait plus de joggeuse depuis longtemps, elles seraient toutes boulottées par les grizzli… surtout des belle comme celle-ci.. !! bon la deuxieme avait un chien…
On va percer ce secret aujourd’hui encore….

Ce soir on va aller voir les saumons et les grizzlis, on loue l’unique taxi du village et rendez vous est pris à 17h30…
Il nous arrive un grand steack type crocodile dundee pas difficile il vient de Las Vegas…
Il nous amène directement au pont de la rivière Chilcoot ou pêchent une dizaine de canadiens…

Thérèse peut immortaliser le trophée d’un pêcheur.

On est sur le pont on voit remonter les saumons, mais quelle odeur pestinentielle.. ça sent la charogne… pas difficile la rivière est pleine de carcasses de saumon en décomposition….

Le véhicule redémarre et on longe la rivière l’occasion de voir de beaux aigles qui pêchent il y en a 4000 qui hivernent ici…

et voilà un magnifique grizzli vient nous voir là, au milieu du ruisseau, en faisant tout un balet comme pour bien se montrer…

La soirée est bien réussie on se rentre au camp et on fait un détour au restaurant du port déguster les produits locaux…


Premier restaurant pas terrible.. ça en prenait un…

Lundi 8 octobre 2012

La route pour Haines est-elle bonne ? pas bossellée ?
Oui la route est très belle!
Y a t ‘il un ferry de Haines à Skagway ?
Il y a une liaison tous les jours à 14h15…

Les questions ont été posées par Thérèse à la réception du camping
L’enfant se présente bien presque trop joli pour être vrai …
La route est un boulevard fraichement pavé.. on croit rêver…

Au détour d’un pont un grand père fait un feu avec son petit fils ….
C’est jour de fête au Canada, on croise beaucoup de monde avec des caravanes et les saumons dans les rivière n’ont qu‘à se bien se tenir!

Plus on monte en altitude plus les paysages sont grandioses et on croise des bans de brouillard qui font cache cache avec le soleil
On passe surement à côté du mont Logan la plus haute montagne du Canada à 5950 m d’altitude…..

En plein dans ce décors grandiose tout d’un coup un beau gros loup gris qui monte le talus à droite et qui s’apprête a traverser la route
Toute une manoeuvre qui ne permet pas de le prendre en photo mais on le voit dans le bosquet…
Pas facile de se promouvoir photographe animalier…

La suite du paysage mi-alpage mi–steppe dans des vallées très larges nous fait penser à des décors de films..

Toujours sur la même route,on quitte le Yukon et on passe en Colombie Britannique et plus on descend en altitude plus la forêt vient dense avec de magnifiques arbres

La frontière américaine… là, il faut passer au bureau et faire un visa en déposant empreintes digitales, mesures de l’iris de l’œil bon c’est bon marché le tout pour 6$ US par tête…

Nous longeons une rivière qui fait toute la largeur de la vallée et chaque place de parc est squattée par des pêcheurs, photographes…

Le casse croute est dans la rivière décidemment
Y-a –t-il pas un nounours qui surveille tout ça on réduit la vitesse à chaque coup mais pas vu un poil….

Arrivée à Haines, petit village au bord d’un fjord, nous suivons la route au bord de la mer en direction du terminal du ferry il y a des véhicules qui attendent sur le parking ???

Pourrais-t-on traverser encore aujourd’hui jusqu’à Skagway ?
Nous passons au guichet : le bateau pour Skagway est parti il y 40 minutes mince !!!!!!
Et demain le ferry est à quelle heure ?
Il n’y en a pas par contre il y en a un mercredi à 12h30 !!!!

Bon on s’enligne pour un jour off à Haines, cadeau…

Puisqu‘on est au guichet on réserve notre billet pour descendre en ferry direction Prince Ruppert la semaine prochaine.
Le préposé sympa nous réserve une place dans un camping au bord du port. A l’Océan Side

Dimanche 7 octobre 2012

Cette nuit on a dormi sur un parking, derrière la station service, bien sûr qu’en cours de nuit on a eu 2 autres gros camions frigos qui ont parqué à côté de nous… bien sûr qu’on a eu non seulement le bruit du moteur du frigo mais aussi celui du moteur du camion même à 4 ° on arrête plus un moteur…

Heureusement que les truker ne font qu’une pose de 4 heures, mais comme voisin ta nuit est foutue.

Le matin, la tête au carré, on fait le plein de gas liquide et d’huile au moteur et profitons d’acheter les derniers souvenirs dans une boutique typique….

En route, direction la frontière, pour l’étape la plus bosselée du trajet… tout y a été essayé, reconstruction complète de la route sur toute l’épaisseur sur des dizaines de mètres, mais rien n’y fait tout est refait, le pavage est neuf et au milieu, une zone de 2 m, tout a cassé, le bitume est tout fracturé… il a dû être taconné grossièrement.
Nous repassons la frontière américaine et 30 km plus loin celle du Canada sans problèmes!

Et après nous nous faisons brasser pendant tout le parcours ou même parfois le goudron a été remplacé par de la gravelle simple. Le danger c’est que certains bouts sont corrects et tout d’un coup en plein virage ou même sur un bout droit le route fait une rigole de 20cm de profond sur 1m de long…

Freiner, accélérer… quelle technique adopter?… 10,20,30 à l’heure? subir les bosses ou leur passer sur la crète…?
On passe même sur deux tronçons, laboratoire d’essais des 2 pays, afin de trouver des enduits et des infrastructures assez souples pour bouger avec le terrain.

Mais que faire pour compenser les mouvements d’un terrain qui bouge constamment ? Dans mes terres d’origine, sous le Sépey en Suisse, on n’a jamais réussi à y remédier…

Enfin nous voilà arrivés à Haines-Jonction.. on s’enfile dans le premier camping, le temps de se brancher en électricité, le wifi ne fonctionne pas ça ne fait rien…