Lundi 1er octobre 2012, direction Homer

A la sortie de Anchorage on a droit à une route panoramique exceptionnelle longeant le fjord avec a chaque virage les rocheuses qui se découpent dans une chaude lumière d’automne, comme pour mieux varier le menu, notre chemin nous fait gravir des cols pas très hauts, aux alentours de 1000 m, mais notre moteur cummins ronronne de plaisir fier de nous mener à destination.

Au passage on croise des chantiers de goudronnage (pavage ici…) organisés complètement différemment du Québec et d’Europe!  Bon on est aux porte de l’hiver, mais on a passé des endroits escarpés qui n’avaient rien à envier à nos alpes et bien sur 30 km le goudron est posé 24/24h… la preuve on est repassé sur une partie finie alors que brute à notre premier passage l’infrastructure est remise à neuf jusqu’au fond, les ponts démontés posés de côté et remplacée par du provisoire le temps des travaux….

On croise des pêcheurs qui pêchent actuellement la dernière sorte de saumon qui remonte  le silver (ben bon obligé d’en avoir goûté pour vous en causer)

Arrivée à Homer ,après le village producteur de charbon de 1800, ressource abandonnée en 1902 et du coup son chemin de fer la plus longue presqu’ile intérieure du monde qui a presque complètement disparu en 1964 lors du tremblement de terre de 9,2 sur l’échelle de Richter elle a été prolongée de 4 miles à 6 miles avec une infrastructure de port de 1000 bateaux dont de gros crabiers qui vont pêcher au détroit de Béring l’hiver.

Mais la spécialité  de l’endroit c’est la pêche au  flétant  ou halibut  qui fait normalement 20 kg et bien des compagnies vous proposent d’aller sortir votre trophée de 200 kg car c’est la spécialité ici…

A notre arrivée au camping au bord de la mer nous cherchons comment ça se passe et rapidement une voiture s’arrête une petite blonde Patricia venant de Trois Rivières  y a 30 ans nous accueille et téléphone à son amie propriétaire du camping du coup on a du courant, Wifi on mettra l’argent dans une boite au lettres à notre départ demain..

On parle de saumon alors Patricia nous invite à la suivre au port elle en a encore dans le  congélateur du bateau de son capitaine de mari elle nous en offre 4 magnifiques provenant de la baie de bristol au nord(encore un endroit ou on vient de découvrir du pétrole…)

Le soir une bonne bière au bar du port  au plafond tapissé de billets de 1 $ signé des marins qui ont passé là

Dimanche 30 octobre 2012, visite d’Anchorage

Jour off ou on profite de souffler un peu à l’arrivée au RV park(place de camping) voir les autres véhicules fraichement isolés ici on va se les cailler, c’est sûr… eh ben non, après avoir posé une chaufferette électrique de secours qui s’enclenche à 2° dans le compartiment pompe à eau citernes à eau en sécurité.

Car à l’intérieur on a deux zones de chauffage types webasto à gaz, une zone salon, une zone chambre à coucher avec une bouche d’air qui donne sur la pompe à eau et le compartiment à futures misères…

On appelle un taxi et comme la chauffeur a l’air cool… on lui demande de faire un tour de ce qu’il y a à voir à Anchorage…

en plus elle nous fait voir le premier orignal de l’Alaska, à côté de l’aéroport…

A midi, dégustation de poissons dans le restaurant qui a la plus belle vue en ville, l’après-midi shopping l’occasion de se faire servir par une dame avec un chaud accent provençal qui habite depuis 40 ans ici brrr…

A la fin on profite de se trouver un petit bar pour s’en boire une petite fraite… et qui est à côté de nous ? Un couple de zurichois dont monsieur ancien spécialiste Mc Donnel Douglas de chez Swissair était venu instruire les esquimaux sur ces appareils travaillant dans le nord..

bon après toutes ces émotions Thérèse a eu besoin d’un renverse buffet la belle patronne lui a tout de suite servi un Fernet-Branca la santé par les plantes….

Dimanche 23 septembre 2012

Le lendemain on a profité de filmer le village encore endormi….

Et au moment de prendre le traversier pour monter la route du top on the world reliant Tok impossible… la route a été bouclée le mercredi d’avant à la première chute de neige..

Donc retour à White Horse 600 km..les effluves du parfum de la jarretière que Thérèse avait pris soin de pendre sur ma tête de chauffeur m’ont grandement aidé…

Samedi 29 septembre 2012

Aujourd’hui on joue avec la neige… Il a neigé à Anchorage au sud et nous on est au nord…

Chaussé des meilleurs pneus pour la chaleur de la Floride, il va faire crû sur Begnins. T’a l’heure…. Nous programmons de faire notre étape jusqu‘au parc du Denali et ensuite on verra la météo…

Une route magnifique au sommet des montagnes des paysages à couper le souffle on descend bel et bien vers le sud mais le ciel se bouche de plus en plus on commence à croiser des gros camions qui ont la calendre toute pleine de neige et de glace..

La température descend à 1° -0 du jamais vu.. on croise une saleuse alors là on rigole plus…
On arrive proche du parc avec toute l’infrastructure hôtellière et mercantile liées à tout cela… mais pas une âme qui vive, tout est bouclé…

Circulez pour cette année il n’y a plus rien à voir ici on a remis les animaux dans les cartons, même les stations services sont barricadées..

Loin de par là et vite.. le Mont Mcinley, il paraît qu’on peut très bien le voir depuis Anchorage…

Premier test de neige de la machine, pas de troubles, ça a l’air de bien se passer..mais on va mollo, on aimerait bien ne pas rentrer en vélo à la maison.. . n’est ce pas…. ??

Après le test de la neige, on suit les mise en garde au bord de la route, nous invitant à la prudence, car il y a forte présence de wapiti, d’orignaux ou autres…

A la fin de la journée on a les yeux tirés, à force de scruter les bords de la route..

Bon, en Mauricie, il nous a fallut 4 ans pour voir notre premier orignal, donc ici en Amérique, à 100 km à l’heure, il me semble qu’ils pourraient faire quelque chose… pour nous non…?

Mais si on peut en filmer un, ce qui ne saurait arriver d’abord, on l’appellerait Christian, du nom d’un autre chasseur d’image d’orignal…

Bon, on arrête de chialer, le paysage est magnifique, on croise une dame au bord de l’autoroute avec un matériel sophistiqué qui, elle, filme devinez quoi ??? des orignaux au loin…

Impossible d’immortaliser la scène, un maudit gros camion me colle aux fesses….

Le GPS de sa voix sybiline nous avise de tourner à gauche dans 1200 mètres…

Nous arrivons au camping fatigués, mais contents d’avoir vu de si beaux paysages..

Demain, jour de repos, on visite Anchorage…

Vendredi 28 septembre 2012

Au départ de notre périple journalier nous avons croisé pour la première fois le pipeline trans Alaska sous haute surveillance…

Le paysage de la route est très diversifié, mêlant des bras de fleuve complètement sauvages,canalisés à grands frais pour les rendre franchissables, des vrais chefs d’œuvres de génie civil…
On arrive dans les zones militaires et on croise des convois militaires avec des véhicules aux formes rappelant plus les portes fusée que le camion habituel…

Une escale au village de Northpole  pour aller voir le père noël et ses rennes.

Ça bossait pas tant là dedans ils n’avaient surement pas encore reçu toutes les commandes…

Interdit de s’arrêter le long de l’aéroport militaire de Fairebanks, mais Thérèse, grâce à sa pratique redoutable et son  super appareil Sony, a pu filmer à 100 km à l’heure les avions quadriréacteurs sur le tarmac ainsi qu’un qui décollait…

Ils faisaient quoi là tous ces appareils, c’était pas pour livrer les cadeaux du père noël ou quoi ???

On a été en courses pour Marcelle au plus gros magasin de fournitures de chiens de traineau du monde impressionnant…
Ensuite sur conseil d’un charpentier rencontré sur place on a été veiller dans l’incontournable endroit le club de la tortue…
Belle place ou sitôt avoir pris l’apéro on a négocié de dormir sur place en se branchant aux prises de bloc heateur (chauffe-moteur indispensable en hiver..)

Un souper gargantuesque salade super, entrecôte on ne retrouvait plus l’assiette dessous et pour finir pattes de crabe format grande personne…le tout arrosé d’un merlot de nappa valley 1995…

Un  établissement rustique pièce sur pièce qui devait avoir 200 places en salle à manger et qui à  6 heures tapant  était plein bien que situé en pleine brousse bon à la goldway mais quand même à 18 km de Fairbanks

Heureusement que le véhicule était situé à 42,5 m de l’entrée on sentait la fumée car dans ce bar comme dans tout l’Alaska on fume encore dans les bars et restos

Jeudi 27 septembre 2012

Après avoir fait les 100 premiers km du matin, au loin on aperçoit, enjambant les glissières de sécurité, un GRIZZLI pas trop gros.. et on a appris qu’ ils ne quittent pas leur mère avant 2 ans. On va le photographier depuis le véhicule…. mais comme il a faim il part, mais il nous adresse un clin d’œil…

Départ pour la frontière américaine….attention la paperasse avec ce gros véhicule..
Eh bien non pour une fois on a eu affaire à des douaniers sympa et tout a passé comme une lettre à la poste..CETTE FOIS ON Y EST EN ALASKA..
Le diesel ici s’achète au gallon 3,78 litres pour 4,20 $ US….

Les rocheuses au loin de la route malgré le permafrost de bien meilleure qualité.

En route pour TOK, étape incontournable et ensuite pour Delta Jonction étape finale de l’Alaska Hyway, même qu’il y a fort longtemps qu’elle a été construite on retrouve encore ça et là des vestiges des moyens de construction.

Mercredi 26 septembre 2012

Grand départ pour l’Alaska. En passant, croisé un viel unimog mercedes de l’armée suisse… sûrement encore un qui cherche les rouges….

Des paysages merveilleux dans des endroits semi-désertiques… un village d’indiens, de temps à autre des business abandonnés… mais on est prudents, les yeux grand ouverts on traverse où les orignaux sont les plus grands du monde..

Un… on veut faire de belles photos et deux… on ne veux pas pèter notre véhicule… tout neuf… !
Comme ils savent qu‘on veut les voir, alors ils se cachent…
Savent ils les sacripans que nous on veut seulement les avoir en photos et non les avoir dans la casserole…?

Nous traversons de zones de pergélisol, ,permafrost en anglais ça veut dire la même chose, c’est des endroits où le terrain est instable, dû au fait qu‘il reste gelé au dessous de la structure de la route et qu’il dégèle avec le chaud et forme des vagues que les cantonniers s’efforcent de tacconer avec plus ou moins de succès..(bon si mon résumé technique ne vous convient pas, il y a toujours wikipedia…)

Mêlé aux vagues, un fort vent nous fait tanguer le véhicule qui est assez haut, nous décidons à Destruction Bay ( à cause que toute la forêt autour du village a brûlé…) de dormir au village suivant, à Barwasch…

Le camp est situé au bord d’un grand lac désert, où le vent a eu le temps de prendre son élan toute la nuit pour essayer de nous faire verser notre vehicule..

A notre inscription, nous avons croisé des chasseurs ontariens… qui venaient de descendre un magnifique orignal de 1200 livres, tout un bétail…
Impossible de voir même la tête..

Le proprietaire du camp est un indien du Québec de Maniwaki et parle très bien le français.. pourquoi il est là lui?

Faut bien être indien pour tenir une place comme ça.. mais au matin, en voyant les restes de barques échouées sur la grêve… ce devait être un endroit de pêche….