Le matin, départ de Haines.
Les grands corbeaux symbole du Yukon nous accompagnent et profitent de nous taxer nos sacs à ordures ou ma foi y a que des bonnes choses à l’intérieur…

Mouettes et canards suivent la remontée de saumons , tout le monde attend son lunch et c’est la fin d’un règne réduit en pitance…

Le grizzli aussi a passé non sans laisser sa signature toute fraiche brrrrr !!!!!!

Ici on est en zone de pêche réservée aux indiens qui fument tout de suite leur butin..

Et c’est la première croisière en ferry de Thérèse ????

Comme on est en chargement latéral sur le bateau les marins me font rentrer en marche arrière sur la rampe pas mal en pente on est à marrée basse et quand je suis arrivé dans le ventre du monstre et ben ma place est tout au fond et c’est long cette affaire…. comment ? en marche arrière….
Et ma caméra de recul est en panne si je le choppe le père Sony… J’y fait la passe….

Nous voilà devenus croisiéristes…Thérèse a l‘air de bien apprécier l’exercice, visite du bâtiment un petit tour du salon…

Arrivée à Skagway :
Endroit mytique du départ des chercheurs d’or en 1897 pendant 2 ans tout un peuple d’aventuriers venant des 4 coins du monde sont venus tenter leur chance le monde arrivait par bateau avec son pécule et devait constituer un réserve de nourriture et d’outils et de matériel de survie obligatoire d’un poids variant entre 700 kg et 1 tonne tout ce stock était hissé dans la neige au sommet du col du Chilcott à 1140 m du bord de la mer. A l’aide de porteurs indiens sur leurs passages ancestraux qui furent rapidement dépassés, remplacés par tout sortes de passeurs hors la loi, prêts à arnaquer le premier venu…
Arrivés au sommet la police montée procédait à un contrôle minutieux de tout le stock et ensuite les prospecteurs sortaient leurs outils et confectionnaient une embarcation de fortune faites avec les arbres du col, donc rapidement pour descendre eux et leur baguage sur les débuts du fleuve Yukon les menant jusqu’à Dawson City, non sans avoir risqué leur vie dans les chutes et canyons tourbillonnants….

Actuellement il est possible de gravir le Chilcott Pass mais il faut payer un permis aux USA et autre au Canada… car ce passage est classé monument national..donc par respect à tous ces aventuriers qui y ont laissé leur peau on a trouvé la poule aux œufs d’or…
Bon donc si vous voulez de photos précises des passages techniques les plus caractéristiques m’en vais envoyer un plus maigre que moi pour vous dire toute….. m’en vais mettre un homme là dessus…

Et en le 23 juillet 1900, on plante le clou d’or à Carcross et le chemin de fer du Whitepass est en service après 2 ans de construction, reliant Skagway à Whitehorse condamnant tous les autre circuits ainsi que des installations de téléphériques de fortunes rachetées par le chemin de fer.

Ce chemin de fer à adhérence à voie étroite est un chef d’oeuvre technique et il est actuellement encore utilisé comme chemin de fer touristique jusqu‘à Carcross..Il est de la même époque que nos chemins de fer suisse de montagne et de même facture taillé au flanc des montagnes…

Actuellement, Il faut savoir qu‘avec les bateaux de croisières il peut arriver jusqu’à 10 000 visiteurs par jour à Skagway…
Une autre ruée de dollars…(en or..)
A part les bijouteries et magasins de t-shirts et autres chinoiseries il faut aussi distraire tous ces touristes, le train, l’avion, des jeep, l’hélicoptère
Sur les glaciers des compagnies montent des chiens de traineaux en été pour faire tripper les clients..
Et une nuée d’autocars dirigent toute cette manne au bon endroit et surtout le plus rentable….
Nous avons eu le bonheur de vivre toute cette nature sans tout ce brouhaha mercantile en période fin de saison et nous avons eu beaucoup de bonheur d’apprécier le calme et la beauté de l’endroit sans se faire piler sur les pieds…

Nous sommes à 180 km de Marcelle et Gilles, dehors de par là et on monte le col routier du Whitepass à 1003 m au dessus de la mer à 23 km de pente continue, le ronronnement de notre moteur Cummins nous aide à passer l’épreuve ponctuée par deux arrêts ceux des douanes USA et Canadiennes…

 

 

 

Le parcours est très escarpé et la neige est au col espérons que dans 5 jours à notre retour on puisse passer sans encombres…..
Quel plaisir de découvrir encore des paysages et des couleurs magnifiques..

 

 

Un orteil avec votre cocktail? (article dédié tout spécialement à Thérèse….)

Dans mon dernier billet, je vous parlais du poème de Robert Service, The Cremation of Sam McGee, qui débutait par ces mots :

«There are strange things done in the midnight sun…»

Ce qu’on pourrait traduire (librement) par:

«Il se fait des choses étranges sous le soleil de minuit…»

Eh bien, il se passe encore de bien étranges choses à Dawson City, dans le pays du soleil de minuit. Comme la tradition du SourToe Cocktail.

Cette tradition ne tire pas son origine de la ruée vers l’or, mais d’une expédition de contrebande d’alcool qui aurait mal tourné dans les années 20.

Selon la légende, le mineur, trappeur et contrebandier Louie Liken se serait gelé un orteil pendant l’équipée et aurait demandé à son frère Otto de l’amputer à la hache.

Plusieurs années plus tard, Dick Stevenson, un touche-à-tout qui pilotait notamment des croisières touristiques sur le Yukon, a découvert dans la vieille cabane d’Otto Liken un bocal d’alcool contenant le fameux orteil.

Au cours d’une soirée un peu trop arrosée en 1973, le capitaine Dick et quelques camarades ont décidé, par bravade, de mettre l’orteil dans un verre de champagne et de boire le liquide jusqu’à ce que l’appendice touche les lèvres du buveur.

Une tradition est née, qui se poursuit aujourd’hui dans le bar de l’hôtel Downtown. Depuis 1973, quelques détails ont changé. On peut mettre l’orteil dans n’importe quel breuvage, en autant que le degré d’alcool soit très élevé. Et on ne parle plus de l’orteil original : il a été avalé par accident en 1980 par un mineur qui en était à son 13e SourToe Cocktail.

Heureusement, au cours des années, de généreux donateurs ont fait parvenir des orteils à Dawson pour remplacer ceux qui «disparaissaient». Ces orteils avaient dû être amputés en raison de problèmes d’engelure, de diabète, ou de simple accident. L’orteil numéro 8, par exemple, appartenait à un homme qui, depuis, a appris à ne plus passer la tondeuse en sandales.

J’avoue, je n’ai pas goûté au SourToe Cocktail, mais c’est uniquement parce que je ne bois pas d’alcool. Or, il n’est pas permis de mettre l’orteil dans du SevenUp…

Je vais quand même conclure ce billet édifiant avec un brin de culture : le nom SourToe Cocktail est un jeu de mots sur le nom Sourdough, qui désigne les Yukonais de longue date.

Le «sourdough» est un pain qui se prépare avec du levain. Dans le temps de la ruée vers l’or, il était essentiel que les mineurs soient capables de conserver ce levain dans toutes les conditions et en toutes saisons afin de faire leur pain. Quelqu’un qui avait survécu une année complète au Yukon était donc désigné sous le terme «sourdough».

Pour ajouter à votre culture : ceux qui ne sont pas des «sourdoughs» sont des «cheechakos», un mot tiré de la langue chinook qui signifie «nouvel arrivant».

Mardi 9 octobre 2012

Hier soir on a téléphoné à Marcelle pour nous annoncer rentrant Mercredi, la météo n’est pas bonne, ils annoncent de la neige… on va voir demain si on peut passer le col Seward, qui est à 1003 m d’altitude et qui part au niveau de la mer à Skagway avec une pente moyenne de 11 %.
On achète des chaines, on laisse le véhicule à Skagway et on se loue un véhicule bien équipé… on va voir tout ça en temps voulu…
Mais Marcelle se recommande bien d’aller voir les ours à Hainess, il paraît que la nuit les ours se baladent dans le camping… brrr

A 3h00 du mat, il y un bruit de génératrice à côté… quel est le gougeat qui s’est parqué à côté et qui n’a pas voulu payer la prise électrique?
Je me lève et je vais bien voir qui c’est… je m’assied au volant et je regarde si il y des ours plein la cour qui admirent mon lever hatif ….
Point… pas un, ni même une trace et le voisin de la génératrice, c’est le moteur du ventilateur du chauffage de notre véhicule….
Y reste plus qu’à aller se recoucher comme un ours avec son pot de miel….

A matin Thérèse qui a divorcé avec sa magnifique machine à laver fait des aller retour avec les machines à laver du camping…
Mais la vie est belle la télé marche en permanence sur des sujet édifiants comme d’hab…
J’en profite pour finir d’écrire ce texte

C’est la deuxième fille différente qui court sur la route… s’il y avait des ours, il n’y aurait plus de joggeuse depuis longtemps, elles seraient toutes boulottées par les grizzli… surtout des belle comme celle-ci.. !! bon la deuxieme avait un chien…
On va percer ce secret aujourd’hui encore….

Ce soir on va aller voir les saumons et les grizzlis, on loue l’unique taxi du village et rendez vous est pris à 17h30…
Il nous arrive un grand steack type crocodile dundee pas difficile il vient de Las Vegas…
Il nous amène directement au pont de la rivière Chilcoot ou pêchent une dizaine de canadiens…

Thérèse peut immortaliser le trophée d’un pêcheur.

On est sur le pont on voit remonter les saumons, mais quelle odeur pestinentielle.. ça sent la charogne… pas difficile la rivière est pleine de carcasses de saumon en décomposition….

Le véhicule redémarre et on longe la rivière l’occasion de voir de beaux aigles qui pêchent il y en a 4000 qui hivernent ici…

et voilà un magnifique grizzli vient nous voir là, au milieu du ruisseau, en faisant tout un balet comme pour bien se montrer…

La soirée est bien réussie on se rentre au camp et on fait un détour au restaurant du port déguster les produits locaux…


Premier restaurant pas terrible.. ça en prenait un…

Lundi 8 octobre 2012

La route pour Haines est-elle bonne ? pas bossellée ?
Oui la route est très belle!
Y a t ‘il un ferry de Haines à Skagway ?
Il y a une liaison tous les jours à 14h15…

Les questions ont été posées par Thérèse à la réception du camping
L’enfant se présente bien presque trop joli pour être vrai …
La route est un boulevard fraichement pavé.. on croit rêver…

Au détour d’un pont un grand père fait un feu avec son petit fils ….
C’est jour de fête au Canada, on croise beaucoup de monde avec des caravanes et les saumons dans les rivière n’ont qu‘à se bien se tenir!

Plus on monte en altitude plus les paysages sont grandioses et on croise des bans de brouillard qui font cache cache avec le soleil
On passe surement à côté du mont Logan la plus haute montagne du Canada à 5950 m d’altitude…..

En plein dans ce décors grandiose tout d’un coup un beau gros loup gris qui monte le talus à droite et qui s’apprête a traverser la route
Toute une manoeuvre qui ne permet pas de le prendre en photo mais on le voit dans le bosquet…
Pas facile de se promouvoir photographe animalier…

La suite du paysage mi-alpage mi–steppe dans des vallées très larges nous fait penser à des décors de films..

Toujours sur la même route,on quitte le Yukon et on passe en Colombie Britannique et plus on descend en altitude plus la forêt vient dense avec de magnifiques arbres

La frontière américaine… là, il faut passer au bureau et faire un visa en déposant empreintes digitales, mesures de l’iris de l’œil bon c’est bon marché le tout pour 6$ US par tête…

Nous longeons une rivière qui fait toute la largeur de la vallée et chaque place de parc est squattée par des pêcheurs, photographes…

Le casse croute est dans la rivière décidemment
Y-a –t-il pas un nounours qui surveille tout ça on réduit la vitesse à chaque coup mais pas vu un poil….

Arrivée à Haines, petit village au bord d’un fjord, nous suivons la route au bord de la mer en direction du terminal du ferry il y a des véhicules qui attendent sur le parking ???

Pourrais-t-on traverser encore aujourd’hui jusqu’à Skagway ?
Nous passons au guichet : le bateau pour Skagway est parti il y 40 minutes mince !!!!!!
Et demain le ferry est à quelle heure ?
Il n’y en a pas par contre il y en a un mercredi à 12h30 !!!!

Bon on s’enligne pour un jour off à Haines, cadeau…

Puisqu‘on est au guichet on réserve notre billet pour descendre en ferry direction Prince Ruppert la semaine prochaine.
Le préposé sympa nous réserve une place dans un camping au bord du port. A l’Océan Side

Dimanche 7 octobre 2012

Cette nuit on a dormi sur un parking, derrière la station service, bien sûr qu’en cours de nuit on a eu 2 autres gros camions frigos qui ont parqué à côté de nous… bien sûr qu’on a eu non seulement le bruit du moteur du frigo mais aussi celui du moteur du camion même à 4 ° on arrête plus un moteur…

Heureusement que les truker ne font qu’une pose de 4 heures, mais comme voisin ta nuit est foutue.

Le matin, la tête au carré, on fait le plein de gas liquide et d’huile au moteur et profitons d’acheter les derniers souvenirs dans une boutique typique….

En route, direction la frontière, pour l’étape la plus bosselée du trajet… tout y a été essayé, reconstruction complète de la route sur toute l’épaisseur sur des dizaines de mètres, mais rien n’y fait tout est refait, le pavage est neuf et au milieu, une zone de 2 m, tout a cassé, le bitume est tout fracturé… il a dû être taconné grossièrement.
Nous repassons la frontière américaine et 30 km plus loin celle du Canada sans problèmes!

Et après nous nous faisons brasser pendant tout le parcours ou même parfois le goudron a été remplacé par de la gravelle simple. Le danger c’est que certains bouts sont corrects et tout d’un coup en plein virage ou même sur un bout droit le route fait une rigole de 20cm de profond sur 1m de long…

Freiner, accélérer… quelle technique adopter?… 10,20,30 à l’heure? subir les bosses ou leur passer sur la crète…?
On passe même sur deux tronçons, laboratoire d’essais des 2 pays, afin de trouver des enduits et des infrastructures assez souples pour bouger avec le terrain.

Mais que faire pour compenser les mouvements d’un terrain qui bouge constamment ? Dans mes terres d’origine, sous le Sépey en Suisse, on n’a jamais réussi à y remédier…

Enfin nous voilà arrivés à Haines-Jonction.. on s’enfile dans le premier camping, le temps de se brancher en électricité, le wifi ne fonctionne pas ça ne fait rien…

Samedi 6 octobre 2012

Le ciel s’est levé, plus de brouillard mais il pleut encore…
On fait le plein… on est au bord du pipeline et on paie le diesel le plus cher de la croisière cherchez l’erreur..
On fait le tour du village pour trouver les bons coins pour la pêche… pas de pêcheurs… on a même rencontré un groupe de saumons avec leur parapluie sous le bras…..

Par dépit on va s’équiper pour l’hiver de super habits dans un magnifique magasin de sports…

Départ de Valdez pour le col Thomson plus raide ce côté- ci.

Plus on monte le col plus il fait beau! Quel plaisir!…

Du coup on dépasse à la montée un bus scolaire plein de jeunes qui allaient veiller à Anchorage, bus qui est équipé du même moteur que nous. Sitôt le dépassement terminé, on lui envoie un beau coup de klaxon de car postal…..
Pauvre chauffeur!… il a dû se faire huer….

Je vous explique pas le plaisir qu‘il a eu à nous dépasser lorqu’on faisait des photos du village de yourtes… mais c’était en descendant…
Il faut dire qu‘à la différence des routes alpines ces routes sont larges et il existe souvent des pistes de dépassement.

Et on va suivre le pipeline sur 120 km jusqu’à Tok

Comme lui, on va suivre le pergélisol, l’occasion d’avoir les deux mains sur le volant et les yeux sur la route qui tout d’un coup bascule d’un côté ou d’un autre projetant tout le contenu du bus dans tous les sens.

L‘occasion de revoir le paysage à l’envers ou certaine fois on retrouve des référentiels et je ne sais pas pourquoi quand on refait un bout de chemin à l’envers, il est toujours plus court… serait-ce dû à la fatigue…?

Vendredi 5 octobre 2012

Cette fois on est collé sur le pipeline , on descend sur le sud, la route est très belle, son traçé bien fait, le pavage a subit le transport de 800 km de tube diamètre 1,20m…et tous le matériel connexe…

La route monte et remonte jusqu‘au col Thomson, à 845 m d’altitude, qui n’a plus de neige… L’occasion d’aller toucher les glaciers pour Thérèse,

ensuite descente en continu sur Valdez ou le ciel est bouché il pleut. Aie…! en arrivant on voit des aigles sur de grosses racines au bord des grandes rivières aux lits faisant la largeur de la vallée.

Brouillard on ne voit rien… même pas les citernes en face, cliché type du village… c’est pas aujourd’hui que je vais me muter en pêcheur de saumon, pourtant je charrie mon matos depuis pas mal de km…

On trouve une place de parc près de la station service. Il va pleuvoir encore 3 jours aie aie… les gens ici doivent tous avoir les pieds palmés comme les grenouilles..

On a cherché le Old Town de Valdez, on a retrouvé que la dalle du bureau de poste et c’est tout ce qui reste du tremblement de terre de 1964…

Donc c’est décidé, il est 3h30, on vas voir si on ne peut pas avoir du saumon dans notre assiette… oh qu’il était bon avec de bonnes frites fraiches…

La pluie nous enlève notre énergie de prospecteur… d’habitude on va dire bonjour à l’habitant en posant les 3 questions du jour..
J’avais focusé sur le bar du pipeline et bien sitôt au chaud et au sec dans notre véhicule plus d’énergie pour ressortir …
En plus mon véhicule fait un bruit à la roue gauche avant, pas de garage sur place et on est vendredi ….quel souci, je m’endors 5 min après….pour une sieste bien méritée!
Thérèse plus courageuse a été faire la tournée du supermarché..

Jeudi 4 octobre 2012

Retour en direction du nord en rencontrant des bouts de glaciers au bord du lac…

On devine, au loin, le Mc Hinley… au détour de Anchorage, on fourche sur la Glenn Highway, route construite en grand secret en 1942 pour relier Valdez à Anchorage, au début assez chemin de mulet sur les hauteurs avec quelques pentes où il faut avoir les yeux en face des trous et une route pas trop large.

Quand il faut croiser des camions-remorque ben content quand tout est fini Ensuite, quand on est face aux glaciers, ce sont des vrais boulevards trois pistes toutes neuves…

On arrive à Glennallen pour trouver notre camping… plus de camping… on va demander à la poste, la personne qui vient de partir c’etait la postière…Tirons-nous de par là et vite fait on met le cap sur le sud et 30 km plus loin on arrive à Cooper, station village, musée en l’honneur du cuivre… on boit l’apéro et on négocie notre place à l’arrière du bar…notre véhicule s’y parque comme un bon cheval qui va à l’écurie après un jour de bon labeur…

Mercredi 3 octobre 2012

Le matin, au moment de quitter les lieux, on rencontre un couple de Davos qui prolonge son séjour suite à un congrès sur les avalanches à Fairbanks.

Ils nous conseillent de visiter  Whittier ancienne base secrète US

On l’appelait la ville sous le toit.

Petite communauté au fond d’un fjord ou l’armée américaine a décidé de faire une base secrète de transit. Disposant d’un port en eau profonde, cette base fut reliée par un tunnel de 4 km au chemin de fer qui mettait cette base à moins de 100 km d’Anchorage.

Servant actuellement de terminal container…

l’armée y construisit deux bulding de passé 1’000 appartements,  les plus gros de l’etat avec  hôpital, bowling , cinéma, piscine etc..  L’armée a déserté l’endroit en 1969. Des deux bâtiments, un a été  réhabilité, l’autre est là en ruine

Depuis 2000, ce village a été ouvert au public. Le tunnel de chemin de fer a été aménagé pour y faire passer le trafic routier alterné tous les ¼ h sauf la nuit….

Bon… le village vit de la pêche,  de très beaux bateaux sont au port de compagnie qui proposent des trip en mer et le ferry permet de sortir de là et d’y rentrer des barges de containers..

Bon… au niveau climat, il a plu qu ‘une fois et il n’a pas arrêté, bref le vrai pot de chambre…

Au moment du départ, Therèse n’arrive plus à fermer la porte d’entrée, je sors le spray miracle, 2 ou trois essais et elle ferme de nouveau bien, mais le gag c’est qu’a force de zigonner on est bloqué à l’extérieur.. Thérèse va chercher de l’aide au chantier naval d’un pas décidé… je fais le tour du véhicule  en cherchant une solution et j’arrive à la hauteur  du chauffeur, hier soir, j’ai oublié de fermer  ma fenêtre ..ouf on est sauvé..j’appelle  Thérèse et la hisse par la fenêtre ouf…. On est sauvé…

On sort du tunnel… ½ heure d’attente ( travaux de maintenance) pour profiter d’avoir le teint frais…

Cette fois c’est décidé! on va faire la paix avec la faune de l’Alaska, y en a marre de se retrouver tous les soirs avec la rétine collée au pare brise en scrutant les bords de la route à la recherche d’un animal si commun ici..

On a remarqué qu’on avait pas le même rythme eux et nous. Le matin tôt, ils sortent pour faire leur besoins au bord des routes et nous on dort encore et le soir ils sortent ,menaçant gravement la sécurité des automobilistes et nous prudemment on socialise au bar afin de prendre l’air du bureau, en pamoison devant les trophée de chasse dont sont garnis tous les bars…Donc on a décidé d’un commun accord ce matin on va vous en montrer des belles bibites….

On a participé ainsi  aux efforts du centre de réhabilitation des espèces sauvages. On aurais aimé vous offrir des clichés plus sur le vif mais avouez de belles bêtes quand même…

Mardi 2 octobre 2012, de Homer à Weater

On a mis nos cartes postales à la poste et on contrôle que fedex fasse son boulot…

On retourne sur nos pas du chemin fait hier, mais le paysage vaut la peine d’être vu deux fois! A midi, obligés de continuer la cure de saumon dans un charmant restaurant qui extérieurement ne paie pas de mine…

Ensuite, on prend la Sterling Highway, tutoyant les glaciers et suivant le chemin de fer filant vers le terminal sud de Alaska Hightway, comme nous à Seward.

Ville universitaire, Port charbonnier avec une infrastructure UsArmy

 

La ville est bien organisée et les constructions ordonnées, bien sûr encore une ville qui s’est faite raser en 1964 par le tremblement de terre…

Quelques jours auparavant, il avait dû faire de gros orages, les bas de la ville étaient encore pris sous les alluvions charriées par les torrents…